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septembre 2017

Marseille : le téléphérique urbain se fera... après 2020

Mobilités
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Neuf mois après avoir lancé une nouvelle salve d’"études préalables pré-opérationnelles" d'un "transport par câble" entre le Vieux-Port et Notre-Dame-de-la-Garde, la Ville de Marseille s’apprête à sélectionner l’opérateur qui pilotera la mise en œuvre du projet. D’ici 2023, cet AMO (Assistant à maîtrise d’ouvrage) devra épauler la collectivité, d’abord dans le montage administratif, juridique et technique du dossier, puis dans la sélection du constructeur et éventuellement dans le suivi de la mise en service de la ligne. L’arrivée d’un AMO est la dernière étape du processus engagé en 2014. A l’époque, la Municipalité avait commandé une première étude de faisabilité, puis, fin 2016, relancé des études préalables.

Ce travail exploratoire, doté d’une enveloppe de 1 M€, doit permettre de définir le tracé ainsi que les modalités de ce téléphérique urbain chargé de transporter les deux millions de visiteurs qui se rendent chaque année au sommet du promontoire (162 m d’altitude) où est posée la célèbre basilique. Ces études devront également prendre en compte les multiples "contraintes techniques, environnementales et réglementaires" qu’impose ce site. Selon la municipalité, ce mode de transport, jugé "économique, rapide et également peu générateur de pollution", permettrait de désengorger les ruelles permettant d'accéder à la basilique, des cars de tourisme et des voitures.

Les élus mettent notamment en avant le coût au kilomètre de ce moyen de transport "deux fois moins élevé que celui d'un tramway". Selon Gérard Chenoz, adjoint délégué aux grands projets d'attractivité, le devis de ce téléphérique d'un kilomètre de long pourrait se monter à 15 M€. Soit six fois moins que la somme investie par la Métropole pour l’extension du métro vers le boulevard du capitaine Gèze (90 M€ pour 900 mètres). A l’issue de l’étude, le projet devra passer par l'enquête publique, permettant d’autoriser le survol des parcelles privées situées sur le tracé. Une phase obligée qui ne devrait pas permettre un lancement des travaux avant l’horizon 2020.

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