Il faut coproduire

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La production des documents de planification urbaine n’a peut-être jamais été aussi complexe. PLUI, Sraddet et Scot s’élaborent en naviguant dans les méandres d’une organisation territoriale dont la recomposition se poursuit. Les acteurs interrogés dans notre dossier sont unanimes : pour aborder cette complexité, et en faire naître l’expression de stratégies urbaines et territoriales, l’expertise ne suffit pas ; il faut de la concertation. Plus les élus locaux participent en amont à la mise au point des documents intercommunaux, plus les spécificités locales peuvent être finement prises en compte, et mieux ces mêmes élus peuvent s’inscrire dans une vision globale.
A l’échelle du projet urbain, la montée en puissance de la participation – citoyenne celle-là – est aujourd’hui une évidence. La séance plénière du Forum des projets urbains du Grand Ouest, le 29 mars à Nantes, en a de nouveau fait la démonstration. Il est question de s’immerger dans les lieux de projet ; d’aller chercher les "invisibles" ; de se donner le temps d’écouter. Et peut-être de se tenir prêt à répondre à l’interpellation des citoyens devenus vecteurs de projets et non plus seulement destinataires. Comme ceux – de plus en plus nombreux – qui se lancent dans l’habitat participatif.
Informer, concerter, faire participer ? Ce qu’il faut, aujourd’hui, c’est plutôt coproduire