22
octobre 2019

L'édito - Tous aménageurs ?

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Ils sont nombreux, ceux qui travaillaient sur un segment de la transformation ou de la gestion urbaines, et qui entendent désormais intervenir plus largement. Deux types d’acteurs, en particulier, expriment ce type d’attentes : les bailleurs sociaux et les promoteurs.

Les premiers s’expriment dans notre dossier sur la rénovation urbaine. « Nous voulons passer de la fonction d’opérateurs de la rénovation à celle d’acteurs de la transformation urbaine », dit l’un. « Nous voulons être aménageurs autant que possible », affirme un autre. « Nous avons métamorphosé des quartiers », assume un troisième. Ils disposent d’un levier majeur pour peser sur les stratégies d’aménagement : un important foncier libérable grâce aux démolitions.

Quant aux promoteurs, gros ou petits, chaque numéro de notre magazine illustre leur investissement de plus en plus poussé dans la fabrique de la ville, à travers nos rubriques « projets urbains » et « projets immobiliers ». Ainsi à Obernai, l’alsacien Topaze se décrit comme «  à la fois aménageur, promoteur et propriétaire-exploitant de parking », tandis qu’à Lyon Altarea Cogedim travaille la porosité entre établissement de formation et ville, etc.

Pendant ce temps, les EPL ou entreprises publiques locales réaffirment régulièrement la pertinence de leur « modèle » et leurs choix de structure juridique. Plus de 300 EPL opèrent dans l’aménagement, et on leur doit les principales opérations en cours ou réalisées sur notre territoire.