20
juillet 2019

Coop Colette, première opération d’habitat participatif à Vitry

Le logement
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Le 13 mars dernier, le CAUE 94 organisait une visite du chantier de la Coop Colette, la première opération d’habitat participatif menée à Vitry-sur-Seine (94). Né dans le cadre du programme Anru du quartier Balzac, sous l’impulsion de l’aménageur, la Semise et de la ville de Vitry, il comprend 26 logements en accession sociale à la propriété en PSLA "classique", dont huit en mode participatif.

"Le premier programme immobilier privé réalisé dans le secteur Anru par Bouygues immobilier s’est vendu très vite. C’est pourquoi la Semise a souhaité aller plus loin dans la diversification de l’offre avec un projet d’habitat participatif", explique Elisabeth Langley, chef de projet pour cette SEM. La première difficulté a consisté à trouver un opérateur. Lauréate de l’appel d’offres, Coopimmo est une coopérative HLM spécialisée dans la construction de programmes d’accession sociale en Ile-de-France (800 logement en PSLA construits, douze opérations d’habitat participatif en PSLA en cours). Le maître d’œuvre est la Scop d’architecture Atelier 15 (architecte Alain Costes, très impliqué dans le mouvement participatif). Coopimmo assure donc le portage du projet dans le cadre d’un montage juridique à dimension coopérative : la société civile de construction vente (S2CV) est adossée à une association d’habitants.

Après un appel à candidatures lancé par la ville, 80 familles vitriotes (de Vitry) se sont présentées aux ateliers d’information. "Mais ensuite, beaucoup ont renoncé pour des raisons financières, ou après un 'accident de la vie’. Et ça, c’est un des paramètres de l’habitat participatif à prendre en compte", explique Emmanuelle Dubrana, la directrice générale de Coopimmo. L’autre paramètre, très positif celui-là, c’est "la très grande capacité d’adaptation des candidats à l’évolution du projet, qui est liée au dialogue et au temps passé ensemble : lorsqu’on explique aux habitants qu’on ne pourra pas faire ce qui était prévu pour des raisons budgétaires, ce sont souvent eux qui proposent des solutions de substitution", précise Emmanuelle Dubrana.

La question du temps du projet participatif (qui refroidit souvent les maîtres d’ouvrage) est ainsi relativisée. "C’est un engagement politique et sur le long terme, une troisième voie pour agir en créant un nouveau modèle économique", défend Alain Costes, l’architecte. Le travail a été mené en deux phases : d’abord une assistance à la maîtrise d’usage (AMU), afin de définir le programme et le projet de vie collectif. Puis une maîtrise d’oeuvre collaborative, pour mener une réflexion globale sur le quartier, les espaces intermédiaires et le local partagé ouvert sur la rue. Le prix de sortie des huit logements participatifs est fixé à 2 900 € HT/m2, soit 25 % de moins que le prix du marché. Le PSLA classique sur l’opération sort à 3 100 €/m2. La livraison du bâtiment est prévue pour le deuxième trimestre 2018.

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