Stables en 2015, les charges de copropriétés ont augmenté de 3,9 % en 2016

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Comme chaque année depuis huit ans, l’association des responsables de copropriétés (ARC) présente son observatoire des charges de copropriétés qui exploite les données comptables de 2 500 copropriétés. Gloabalement, les charges ont augmenté de 3,9 % en 2016 alors qu’elles étaient restées pratiquement stables en 2015 (+ 0,7 %) et avaient chuté en 2014 de 4,9 %. Une augmentation qui se situe "bien au-dessus de l’inflation,  qui a été d’environ 0,5 % au cours de cet exercice,  en fonction de la nature des dépenses". Les charges de chauffages sont les plus impactantes sur l’évolution des charges générales, selon l’ARC, conditionnées par deux paramètres. L’augmentation de la consommation des calories, tout d’abord, qui a augmenté de 13,3 % à cause "d’un automne et d’un début d’hiver plus froid que l’année précédente". Puis, les tarifs des ressources énergétiques utilisées (gaz, fioul, réseau urbain, électricité), qui ont globalement baissés de – 4,7 % du fait du recul des tarifs du fioul (- 16 %), du gaz (- 3,7 %) et de l’électricité (- 0,7 %).

60 m2 = charges de 2 808 €

L’année 2016 a vu la mise en place des contrats types de syndics, se traduisant pour certaines copropriétés "par une forte augmentation des honoraires de base non compensée par une réduction du même niveau des prestations particulières, malgré l’intégration de certaines de ces prestations dans le forfait de base". Au maximum, ces augmentations doivent être limitées à 10 % si le nouveau contrat a intégré la mise en place du compte séparé, la prise en compte des photocopies liées à la gestion courante de la copropriété (dont les convocations et les procès-verbaux des AGO-assemblées générales ordinaires) et la présence du syndic aux AGO en dehors des heures ouvrables, précise l’association.

Autre hausse constatée, celle des contrats d’assurance. Avec + 5 % en moyenne sur un an, elle reste inférieur aux exercices précédents du fait que "l’évolution résultant de la sinistralité nationale n’est que de 3 %". Les dépenses d’entretien et de maintenance sont de "mieux en mieux maîtrisées" et les copropriétés font de plus en plus appel à des mises en concurrence pour trouver des prestataires de qualité à des prix compétitifs. "Il en est ainsi pour les gros contrats de maintenance des ascenseurs, des portes de garage, des chaudières et autres équipements collectifs pour lesquels il est possible de réaliser des économies de 10 à 20 %", détaille l’association. Ainsi, un appartement ayant une surface habitable de 60 m2 a un montant de charges de 2 808 € se répartissant ainsi : 808 € de chauffage, 557 € de gardiennage, 466 € d’entretien, 337 € de frais de gestion, 268 € d’eau froide, 166 € d’ascenseur, 161 € d’assurance et 43 € de parking.

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