L'homme de la situation

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Il est l’homme le plus courtisé du moment. Michel Cadot est chouchouté par les élus franciliens, car tous espèrent le convaincre de choisir le bon scénario pour la Métropole du Grand Paris. L’institution fait l’objet d’une réforme et c’est au préfet de région de sceller son destin. Or, deux visions s’opposent : la métropole à dimension régionale versus le périmètre actuel. A la cérémonie des vœux de Valérie Pécresse, le 23 janvier (cf. p. 3), le représentant de l’Etat était stratégiquement placé : au premier rang, entre les présidents des départements. Logique, puisque la présidente (LR) de l’Ile-de-France et les têtes des conseils départementaux défendent la "région-métropole", terme rabâché par Valérie Pécresse lors de son discours. Avant de conclure, celle-ci s’est d’ailleurs montrée très claire en lui adressant un message : "la région est la bonne échelle (…) la métropole doit inclure la grande couronne". En amont d’une possible suppression des départements, elle entend "convaincre inlassablement le gouvernement que les collectivités territoriales sont dignes de confiance". Applaudissements. 
La veille, Patrick Ollier, président (LR) de la Métropole du Grand Paris, a prêché pour sa paroisse (cf. p. 2) : "la métropole est opérationnelle dans la zone dense et ça fonctionne". Selon lui, les EPT doivent remplacer les départements. Deux salles, deux ambiances.
Les deux élus LR tombent en tout cas d’accord sur un point, et non des moindres : l’épineux dossier du Grand Paris Express. Ils appellent le gouvernement à réaliser le supermétro dans sa totalité et dans les délais.