En fumée

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Le gouver­ne­ment trou­vera-t-il son salut dans le grand débat natio­nal qu’il souhaite orga­ni­ser en réponse à la crise des gilets jaunes ? Tandis que la consul­ta­tion doit démarrer le 15 janvier, de nombreuses ques­tions demeurent. Et ce en dépit de l’op­ti­misme du Premier ministre, selon qui tout serait quasi­ment prêt.

Parmi les grandes incon­nues de l’équation, l’absence de pilote. Qui rempla­cera Chan­tal Jouanno, à la tête de la Commis­sion natio­nale du débat public (CNDP) – auto­rité admi­nis­tra­tive pres­sen­tie pour mener la danse -, dont la démission aurait été prin­ci­pa­le­ment motivée par la polémique sur le montant de son salaire ? Quant à la CNDP, qu’elle préside toujours, conti­nuera-t-elle de jouer le jeu ? Ses membres se sont réunis mercredi 9 janvier (aucune infor­ma­tion n’a été commu­niquée avant notre bouclage). L’ins­ti­tu­tion avait déjà fait part de ses réticences à l’égard de la démarche de l’exécutif, crai­gnant que celui-ci ne respecte pas les prin­cipes fonda­men­taux de la commis­sion.

Dernier coup dur en date pour le gouver­ne­ment : le retrait de l’As­so­cia­tion des maires de France (AMF), tandis qu’Em­ma­nuel Macron comp­tait sur les élus locaux, les maires en parti­cu­lier, pour porter la bonne parole. "L’Etat nous méprise, nous ne vien­drons pas à son secours". Sur les ondes de France Info, la semaine dernière, André Laignel, vice-président de l’as­so­cia­tion, s’est expliqué : "nous ne voyons pas en quoi les maires pour­raient être engagés dans ce débat qui, en défini­tive, aurait plutôt pour visée d’as­so­cier les élus locaux à l’échec gouver­ne­men­tal".